« Date Night» au Garde-manger
dimanche, avril 15, 2012 at 10:40AM Non, je n’étais encore jamais allée au Garde-manger, le temple de notre cher Chuck Hughes. À quelques reprises, j’avais bien tenté de réserver, mais c’était toujours complet.
C’est encore grâce à Open Table, ma nouvelle meilleure amie, que j’ai pu trouver une place. En fait, j’ai choisi une date totalement au hasard, vérifié les disponibilités et, voilà, j’avais enfin ma place.
C’est donc un jeudi soir, après le travail, pour aucune raison spéciale, que Louis et moi nous sommes retrouvés dans ce resto culte de Montréal pour enfin découvrir les délices qui ont fait le succès de notre Iron Chef.
Le Garde-manger est situé rue Saint-François-Xavier dans le Vieux-Montréal. Il faut bien connaître l’adresse, car l’entrée est loin d’être évidente. En fait, quand on franchit la porte, on se sent dans un établissement clandestin. Lorsque j’ai poussé le lourd rideau noir, je me suis demandé pour quelques secondes si je devais donner un mot de passe secret…
L’accueil est chaleureux, le personnel jeune, beau et gentil, la musique forte et l’éclairage trèèèèès tamisé… Est-ce qu’on aime? Je dirais « oui », mais quand même pas tous les soirs.
Comme je l’ai déjà mentionné dans une précédente critique, je déteste les menus sur tableau noir. Je n’ai jamais la chance d’avoir la place qui me permet de le lire à mon goût, sans compter que pour moi l’étude et l’analyse d’un menu constituent un réel plaisir.
Par chance, la charmante demoiselle qui nous servait nous a tout expliqué en long et en large… mais il reste que la mémoire nous joue parfois des tours et qu’on commande sans avoir idée du prix des plats.
Nous avons donc commencé par la fameuse poutine au homard, que nous nous sommes partagée. On nous l’avait décrite comme étant de très petit format, mais nous en avons eue amplement à deux. Le verdict? Malheureusement, déception… D’une part, je me serais attendue à de bien meilleures frites. Celles qu’on nous a servies étaient trop petites et trop molles à mon goût. D’autre part, pour ce qui est du homard, j’ignore si c’était le manque d’éclairage, mais les morceaux se faisaient rares. On aurait plutôt dit que la chair avait été effilochée. Et pour terminer, les morceaux de fromage étaient trop fondus…
Bref, en fait de poutine gastronomique, on préfère de loin celle au foie gras du Pied de cochon.
Crédit photo : http://mtlfoodpics.blogspot.ca/2012/01/garde-manger.htmlEn plat principal, j’ai opté pour les short ribs et Louis, pour la poitrine de poulet désossée accompagnée de crevettes frites.
Dans les deux cas, il fallait avoir la foi, car on ne voyait absolument rien dans notre assiette.
Cela dit, mon plat m’a ravie : la portion était généreuse, les textures tendres et moelleuses, et les saveurs - combinant le sucré et le salé - étaient au rendez-vous. Et en plus, c’était très chaud.
Je n’ai pas eu la chance de goûter au poulet de Louis, mais la crevette que j’ai eu le temps de voler ne m’a pas déçue.
J’aurais bien aimé que Louis commande pour dessert la fameuse tablette Mars frite, mais l’appétit commençait à manquer… Il s’est donc tourné vers le brownie à la guimauve, que j’ai trouvé - avouons-le - bien ordinaire.
Donc, en résumé, un bon repas, dans une atmosphère qui nous faisait sentir bien « montréalais ». De là à dire que ça valait les 200 $ déboursés, non. À ce prix, je crois sincèrement en avoir plus pour mon argent dans de nombreux autres établissements. De toute évidence, on paie pour le nom.
Je suis contente d’y avoir été, et je peux rayer le Garde-manger de ma liste de restos à essayer. Est-ce que j’y retournerai? À moins qu’on m’y invite, ce sera probablement « non ».
Manon |
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