Une semaine plus tard que prévue (il fallait s’y prendre tôt, c’était à prévoir), DK et moi avons pu user de notre dernier cadeau de fête (merci encore une fois Manon et Louis) et avons essayé Le Local dans ses chics quartiers de la rue William dans le Vieux-Montréal.
J’avais incroyablement hâte d’aller essayer le deuxième resto de Louis-François Marcotte, même si théoriquement, ce n’est pas lui derrière les fourneaux. Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous avez pu remarquer que je pige souvent dans le répertoire de ce charmant jeune homme pour mes soupers. La raison est fort simple : sa cuisine est robuste et en même temps raffinée, les présentations sont élégantes sans avoir recours à des fioritures. Résultat, autant les filles que les garçons aiment sa bouffe.
On arrive pour notre réservation vendredi à 20h30 tapant et notre table était déjà prête. Nous n’avons donc pas pu profiter de l’espace lounge pour un cocktail pré-repas. De toute façon, comme la terrasse était fermée…peut-être attendre le retour de l’été pour en profiter. Outre la section bar, le restaurant compte deux autres divisions au rez-de-chaussé. D’abord, la grande salle ouverte sur la cuisine donne la chance aux convives d’admirer le chef Charles Emmanuel Pariseau à l’oeuvre. Toutefois, le niveau de décibels est un peu trop élevé pour passer une soirée en tête-à-tête. Heureusement, l’hôtesse nous dirige vers la section “Côté Maison”, plus discrète où musique est estompée. Le petit couple apprécie. Sinon, le décor est assez moderne : couleur sombres surtout dans les teintes de gris, plafonds cathédrales, tables en bois masif, fauteuils cousinés pour s’assoir. L’ambiance sans chichi avec les serveurs, incluant le sommelier, en jeans et polo Lacoste noir et absence de nappes blanches sur les tables.
Pour débuter, je choisie les coquillages et chorizos dans un bouillon et DK le tartare de saumon. J’accompagne mon plat d’un mojito, mon drink fetish. D’abord, j’avais totalement mal estimé la portion de mon assiette, cela aurait pu constitué d’un plat principal ! Le bol était rempli de palourdes, moules, crevettes et écrevisses (je crois…), j’ai mangé pendant au moins vingt minutes ! De son côté, DK a beaucoup aimé son tartare de saumon, mais comme c’était la première fois qu’il commandait un tel plat, il trouve qui n’avait pas de bonnes bases pour le comparer. Ayant pris une bouchée, je peux confirmer qu’il était très bon, toutefois le chef aurait pu être plus généreux avec le jus de lime puisque je trouvais qu’il manquait légèrement d’acidité.
Je reste dans l’aquatique pour le plat principal avec le filet de doré sur purée de pomme de terre et de crabe bleu avec tomates cerises, caviar et chorizo (encore !). C’était succulent : le poisson bien saisi et les tomates cerises combinées au caviar sautaient dans la bouche. La seule déception était que j’ai pas pu finir l’assiette, non par manque d’appétit mais bien parce que la portion était trop grosse. Pour DK, s’était le magret de canard laqué et crevette de roche accompagné de légumes sautés. Il n’a pas plus résister à un à côté de purée de pommes de terre à l’ail confit et au cheddar. Pas de problème d’appétit de son côté : les deux plats ont été mangé dans leur entièreté. Il a beaucoup aimé la sauce du stir-fry et les légumes qui le composait. Toutefois, la viande était trop sèche à son goût. Pour les patates pilées, il m’a donné comme mission de les reproduire à l’appart. Après une vérification rapide sur le site du Canal Vie, je crois avoir trouvé une recette qui s’en approche, me restera seulement à rajouter de l’ail confit au mélange.
Malheureusement, nous n’avons pas pris de desserts, nos ventres allaient explosé. Mais cela ne nous n’a pas empêché d’avoir adoré l’expérience. L’ambiance est relaxe tout en tant sophistiquée. La cuisine clairement d’influence française, mais aux effluves portugaises, italiennes, marocaines, espagnoles, latines et asiatiques. Bref, un resto à l’image de Montréal dont j’anticipe déjà la prochaine visite.
P.S. Je n’avais pas apporté ma caméra avec moi ce soir là nous, ne voulant pas faire honte à DK…